Le temps des fondateurs

Les racines de la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Hongroise se perdent dans la nuit des temps. Des relations entre commerçants français et des hongrois en  France, attestées dès la fin  du IXème siècle, à la fondation du cercle français des industriels dans la Budapest de 1888, les prémices furent nombreuses.
Avant la Seconde Guerre mondiale, la première Chambre de Commerce Franco-Hongroise témoignait déjà du dynamisme des relations commerciales entre nos deux pays, mais elle disparut dans le tumulte de la guerre.Il fallut attendre la chute du mur de Berlin, pour la voir renaître.
Quelques années avant le changement de régime un accord entre la CCH et ACTIM ainsi qu’une volonté forte de la part de la CCIP et de divers chefs d’entreprises avaient déjà abouti à la création d’une section française de la CCH.


 Particulièrement portée par M. István Kovács, Président de la section française de la Chambre de Commerce de Hongrie, et par M. Michel Duger, Attaché commercial de France en Hongrie, l’idée de recréer une Chambre Franco-Hongroise allait faire un premier pas vers la concrétisation en octobre 1990, sous la forme d’un accord préalable entre la CCH, représentée par son Président  Lajos Tolnay, et l'Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d'Industrie, elle aussi représentée par son Président, Philippe Clément.
Après que toutes les sociétés membres de la section française de la CCH eurent exprimé leur enthousiasme à l’idée de rejoindre cette institution qu’ils appelaient de leurs vœux, la toute première chambre mixte, issue d’une section de la Chambre de Commerce de Hongrie, élut son conseil d’administration.
 Le 16 mai 1991, à l’issue d’une Assemblée générale présidée par György Csány, son futur trésorier,  la CCIFH est née et intègre la grande famille de l’Union des Chambres de Commerce et d’Industrie Françaises à l'Étranger

László Madarász, Directeur général d’un groupe bancaire qui allait devenir la BNP Hongrie, fort de ses compétences, de sa double nationalité et de son attachement aux deux pays est élu Président et Éva Dworák qui avait été Secrétaire de la section française de la CCH devient naturellement la  première directrice de la CCIFH.
D’abord hébergée à la CCH dans ses locaux du 53 de la rue Csengery, la CCIFH déménage le 20 décembre 1991, dans un petit deux pièces situé au 1 de la rue Duna, juste au-dessus des locaux de l’ACTIM, ancêtre du futur UBIFRANCE, et partenaire de toujours.
 La Chambre Franco-Hongroise n’a que peu de moyens en dotation et des recettes limitées. Pourtant grâce aux subventions de l’ACFCI-UCCIFE, grâce à l’enthousiasme de ses 67 membres, grâce surtout au dévouement de son personnel, de ses administrateurs, et de son conseiller juridique István Gortvay, qui allait longtemps alterner avec Karoly Stefáni dans ce rôle, elle put, dès le début, faire face à ses missions. C’est aussi le tout début des « journées pays » avec Lyon et Bordeaux, une semaine hongroise à Strasbourg et une participation à l’organisation du MIDEST’91 à Paris.
Ses vice-présidents István Boros, à l’époque Directeur général adjoint de Hungexpo et Jean-Jacques Lospier, directeur du bureau de Rhône-Poulenc en Hongrie, ne comptent pas leur temps pour développer les activités destinées à mobiliser les milieux d’affaires et la formation tout en répondant aux nombreuses demandes d’avis et de conseils venus de France. Bref, la CCIFH prend forme dans toutes ses dimensions.


 Depuis les premières privatisations en 1988, puis en réaction au changement de régime concrétisé par les premières élections libres du 25 mars 1990, le nombre de sociétés françaises souhaitant ouvrir un bureau de représentation à Budapest augmente tous les jours, en novembre 1991 la Hongrie compte 8000 sociétés à participation étrangère. C’est le moment où la CCIFH publie son premier « vade mecum » petite introduction pratique à l’usage des nouveaux arrivants.
 Le téléphone des administrateurs et du président sonnent sans cesse; Éva Dworák et ses deux collaborateurs  mènent prospection sur prospection tout en organisant réunions et dîners. L’enthousiasme et la convivialité permettent de venir à bout de toutes les difficultés.


Le 1er janvier 1992, l'État hongrois introduit des réformes comptables en vue de rapprocher les procédures comptables en vigueur en Hongrie de celles pratiquées dans la Communauté économique européenne. La CCIFH compte maintenant 104 membres, le 3 septembre elle en comptera 149.
 En février, les réunions informelles du Valentine de la rue Andrássy sont remplacées par un Club CCIFH qui se tiendra tous les mois au Café Margaréta du Hilton du château de Buda. Le rythme des arrivées s’intensifie encore.


Le 18 mai, Éva Dworák quitte son poste de directrice de la CCIFH mais reste active en tant que membre du conseil d’administration. Gabriella Cs. Kovács lui succède. Comme en 1991, les journées pays continuent et la CCIFH participe au MIDEST’92. Une convention est signée par le Président, László Madarász, avec la CCI de Bordeaux, prélude à une très longue et chaleureuse collaboration. En septembre, le premier d’une longue série de coopérants, Fernand Dentz, 1er collaborateur de nationalité française, prend ses fonctions à la Chambre. La base de données Telexport, qui recense à l’époque 97000 entreprises exportatrices ou importatrices, est mise à la disposition de la CCIFH. Dans le même temps des délégations de chefs d’entreprises de Basse-Normandie, de Nantes et de Brest sont reçues par la CCIFH.  Le projet d’un bulletin trimestriel prend de l’ampleur même si les débuts de « L’INFO » sont difficiles... C’est toujours dans la frénésie qu’après plus de 18 mois d’existence, le premier dîner « de Gala » est organisé et vient clôturer un premier exercice bien rempli !

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